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Nouvelle-Zélande. Ma vie d’expat au pays des Hobbits

Nouvelle-Zélande. Ma vie d’expat au pays des Hobbits(Le Courrier International, 21/09/16) – Le témoignage d’une Britannique qui vit depuis huit ans à Auckland permet de comprendre pourquoi la ville se place aussi bien dans les classements internationaux. Malgré quelques ombres au tableau.

Lizzie Brandon, 45 ans, ne s’est pas installée en Nouvelle-Zélande parce qu’elle était tombée amoureuse des magnifiques paysages qui ont servi de décors naturels au Seigneur des anneaux, mais parce que son mari y a décroché un job. Et elle est, dans l’ensemble, ravie de vivre à Auckland.

“Nous aimons beaucoup la ville. Vraiment beaucoup. Nous devons encore nous pincer pour en croire nos yeux quand nous grimpons sur la colline où est située notre maison et que nous nous retrouvons face à l’océan. C’est vraiment un privilège de vivre ici”, déclare-t-elle dans le témoignage recueilli par BBC News.

Ambiance décontractée et cosmopolite
Cette année, la société de conseil américaine Mercer a classé Auckland juste derrière Vienne et Zurich dans sa liste des villes les plus agréables du monde – et en 2015, les expats interrogés par la banque HSBC pour son classement des meilleures destinations mondiales avaient quant à eux placé la Nouvelle-Zélande en 2e position, juste derrière Singapour : près de 8 expatriés sur 10 (77 %) ont estimé que le pays offrait une qualité de vie supérieure à celle de leur pays d’origine.

Lizzie et son mari vivent à Browns Bay, au nord de la ville. “En général, les familles préfèrent s’installer en banlieue parce que c’est là que sont les écoles.” Ce qui a frappé Lizzie quand elle est arrivée ? L’ambiance décontractée et cosmopolite qui règne ici – et la vie au grand air dans cette ville cernée par l’océan. Les plages – Mission Bay ou Takapuna Beach – sont toutes proches du centre-ville. “C’est si agréable que tout le monde ici a un bateau pour aller pêcher dans le golfe d’Hauraki le week-end.”

Les points noirs : circulation et logement
Cette ville de 1,4 million d’habitants, où près de 40 % de la population est d’origine étrangère – et où presque tout le monde marche pieds nus en été – serait un paradis s’il n’y avait quelques ombres au tableau. À commencer par le trafic automobile. Les transports en commun sont nettement moins présents que dans la plupart des métropoles internationales – mais la situation devrait bientôt s’améliorer grâce à la construction du City Rail Link, le futur réseau souterrain. En attendant, “en période de pointe, c’est épouvantable. Au moindre incident, tout est paralysé.”

Autre point noir : le logement. “Les loyers sont indécents. Ce n’est pas comme à New York ou à Londres, mais le rapport qualité-prix est très mauvais.” Un deux-pièces basique revient par exemple à 450 dollars néozélandais par semaine (soit 400 euros). Et pour acheter, il faut être riche : le prix moyen d’une maison dans un quartier agréable tels que Ponsonby, Herne Bay ou Parnell se situe aux alentours de 1,2 million de dollars néo-zélandais (782 000 euros).

Enfin, pour ceux qui l’ignoreraient encore, en Nouvelle-Zélande, “le rugby est l’obsession nationale” et, à Auckland, on prend le sport “très, très au sérieux”. Le meilleur moyen de s’immerger dans la culture locale est donc de devenir supporter des Auckland Blues. En cas d’allergie vérifiée au ballon ovale, se réfugier à Hobbiton, à deux heures de route vers le sud.
Le Courrier International, Nouvelle-Zélande. Ma vie d’expat au pays des Hobbits